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Bureau français de coordination
des utilisateurs de GOCE |
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| Sciences de la Terre | Géodésie |
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Géodésie La géodésie est originellement
l'étude de la forme de la Terre. La géodésie comprend
aujourd'hui la mesure des dimensions de la Terre, de ses déformations,
le suivi de sa rotation dans l'espace, la mesure du champ de gravité
et de ces variations temporelles.
De nos jours, on se positionne à terre sur un réseau géodésique constitué de points repérés entre eux et reliés au système de positionnement. La méthode la plus ancienne et la plus utilisée pour construire un réseau géodésique, consiste à déterminer la position des points géodésiques sur l'ellipsoïde de référence par triangulation et leur altitude par nivellement. En France l'IGN a établi le RGF, Réseau Géodésique Français structuré hiérarchiquement en 3 parties :
La principale difficulté rencontrée
lors du positionnement sur la verticale vient du fait qu’il nécessite
la connaissance du champ de gravité. En effet seule la connaissance
des variations du champ de pesanteur peut nous indiquer la direction et
le sens de l’écoulement des eaux et définir ainsi
la direction du « haut » et du « bas ». La technique
traditionnelle pour déterminer les hauteurs fait intervenir le
nivellement combiné avec la gravimétrie.
Le "Global
Positioning System" (GPS) est composé d'une constellation
de satellites suffisamment nombreux (au moins 24 satellites orbitant à
20000 km d'altitude, répartis sur 6 plans orbitaux) pour qu'à
tout instant au moins trois d'entre eux soient clairement "visibles"
de n'importe quel point à la surface du globe. Chaque satellite
émet un message codé contenant un certain nombre d'informations,
dont sa propre position et l'instant exact de l'émission du signal.
Un récepteur permet de mesurer le temps écoulé entre
émission et réception, et par là en déduire
la distance qui le sépare du satellite. Cette mesure effectuée
sur quatre satellites permet de calculer les coordonnées du point
dans les trois directions. En combinant un
modèle de géoïde et des mesures GPS il est possible
de déterminer la topographie du paysage et les hauteurs topographiques
(Schwarz et Sideris 1987, Rummel 1992). En d’autres termes, la hauteur
du géoïde sur un ellipsoïde de référence
étant connue, les hauteurs au-dessus de cet ellipsoïde
déterminées par GPS ou un autre système équivalent,
sont convertibles en hauteurs au dessus du niveau moyen des mers (hauteur
orthométrique). Avec cette hauteur orthomètrique on peut
déterminer la ligne d’écoulement des fluides. Dans les pays industrialisés où
les systèmes de références sont déjà
très précis, les données de GOCE pourront être
complétées par les données issues des mesures de
gravimétrie terrestre. Il faut pour cela que le géoïde
puisse être mesuré avec une précision centimétrique
pour des échelles aussi petites que 5km. Ceci ne pose pas de problèmes
pour l’Europe, l’Amérique du nord, le Japon ou l’Australie.
Pour les autres régions, le géoïde issu du projet GOCE
permettra de convertir directement les valeurs GPS en positions par rapport
au niveau moyen de la mer.
Une bonne connaissance du géoïde permet de passer simplement des hauteurs mesurées par GPS ou Galileo (quantités géométriques repérées par rapport à un ellipsoïde) à des altitudes (hauteurs mesurées par rapport au géoïde).
Il y a toujours un grand nombre de systèmes
de hauteurs qui ne sont pas connectés les uns aux autres dans le
monde. Chaque système prend son origine à un point de référence,
en général une marque proche de la mer et reliée
au niveau moyen des mers par nivellement par rapport à une jauge
de marées. Les discontinuités entre les systèmes
n’ont pas d’importance tant que l’on n’a pas besoin
de comparer des hauteurs issues de différents systèmes.
En général ces discontinuités apparaissent lorsque
l’on utilise des points situés de part et d’autre des
mers.
Séparation des composantes gravitationnelles et inertielles dans la navigation inertielle. Les unités de mesure inertielles
(IMU, pour Inertial Measuring Unit) qui permettent la navigation inertielle
sont composées d’un jeu de gyroscopes et d’accéléromètres.
Ces IMU sont employées dans les véhicules tous terrains,
pour guider des avions ou des missiles, pour la navigation sous-marine,
la maintenance d’oléoducs et les contrôles de forages.
Le principe de fonctionnement est simple : les accéléromètres
mesurent les accélérations du véhicule dont les intégrales
simple et double donnent respectivement les différences de vitesse
et de position. Les variations d’orientation de l’accéléromètre
sont prises en compte par les gyroscopes.
Détermination des orbites Un modèle de champ de gravité
très précis permettra de mieux comprendre les phénomènes
physiques qui sont la cause des perturbations d’orbites de satellites.
Ceci permettra une nette amélioration dans le calcul des orbites,
spécialement dans le cas des satellites évoluant à
basse altitude.
Erreurs orbitales géographiquement corrélées. Valeurs indiquées pour le modèle EMG-96 basées sur sa matrice de covariance calibrée et sur les erreurs attendues pour GOCE. Pour la mission GEOSAT les erreurs passent de 2.5 cm à 1,4 mm. Cette réduction est nécessaire pour estimer les variations du niveau des mers avec une précision de l’ordre du mm/an en utilisant les données d’altimétrie existantes. Les données issues de ERS et Envisat pourraient permettre de faire des estimations sur les variations régionales du niveau des mers. Cela facilitera également l'utilisation des images SAR prises par les satellites ERS ou Envisat dans de nombreuses applications. Enfin, l’amélioration des modéles de perturbations d’orbites mènera à des prédictions d'orbites plus précises. Ces prédictions permettront d'effectuer des opérations en temps quasi-réel lors des observations altimétriques en océanographie et sur les satellites portant des recepteurs GPS ou GPS/GLONASS pour les études sur l’atmosphère.
Conclusion De nos jours on distingue donc des régions comme l’Europe, l'Amérique du nord, le Japon et l’Australie où le géoïde, le champ de gravité et les altitudes sont en général bien connues. Ces données pourront compléter les données de GOCE et des corrections pourront être effectuées afin de faire disparaître les discontinuités entre différents systèmes. Dans les régions où ces informations ne sont pas disponibles, il sera possible d’utiliser les modèles issus des données de GOCE pour effectuer le nivellement directement par GPS. GOCE permettra l’unification des systèmes de hauteur et pourra servir de base à la navigation inertielle. Les erreurs sur la détermination des orbites seront très largement diminuées jusqu’à devenir négligeables. Illustration des progrès
que pourra apporter la mission GOCE dans différents domaines de
la géodésie.
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